la compagnie

LA QUERELLE - Une trilogie de Molière
L'Ecole des Femmes - La Critique de L'Ecole des Femmes - L'Impromptu de Versailles

La troupe

Salle Barbara


Dimanche 5 octobre 2025 - 17h : L’Impromptu de Versailles


Rue du fromentau, 91940 Gometz-le-Châtel
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Château du Tertre


Dimanche 19 octobre 2025 - 16h30 : La Critique de l’Ecole des Femmes


Le Tertre 61130 Sérigny, Belforêt-en-Perche Orne
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Salle Jacques Tati


Vendredi 7 novembre 2025 - 20h30 : L’Ecole des Femmes

Samedi 8, dimanche 9 et mardi 11 novembre 2025 – 16h30 : L’Ecole des Femmes – 19h : La Critique de l’Ecole des Femmes – 21h : L’Impromptu de Versailles

Mercredi 12 novembre 2025 – 19h : La Critique de l’Ecole des Femmes – 21h : L’Impromptu de Versailles


Allée de la Bouvêche 91400, Orsay
RER B – Orsay Ville
Réservations en ligne

Pour nous contacter :
contact@duntheatrelautre.org

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Mise en scène : Clotilde PERRIER et Philippe VALLEPIN
Assistanat à la mise en scène : Françoise DUBOR
Scénographie & visuels : Luc Vigier
Costumes : Emma Bazantay, assistée de Jennifer Behin de Besombe (costumière stagiaire). De nombreuses autres petites mains de la troupe ont participé à la confection.
Chapeaux : Céline Robert

Distribution :
Guillaume Faux, Adeline Grave, Philippe Jaubert, Enzo Jonvel, Perrine Koster, Stéphane Le Derout, Camille Madignier, Ghislaine Palmier, Sandrine Pannetier, Clotilde Perrier, Thomas Plisson, Stéphane Renault.

Graphisme : Thiébaud Chotin - FLOZ studio

repetition
Une Dispute, au temps de Molière, c’est une discussion animée, argumentée, une confrontation de points de vue… Mais une Querelle passe un cran supplémentaire : la passion aveugle la raison, la controverse domine, on se dirige tout droit vers l’altercation. C’est bien une Querelle qu’a provoqué Molière en 1662/63, en écrivant, puis en jouant L’Ecole des Femmes.

De quoi s’agit-il ?
Évidemment de dire qu’une jeune fille n’est pas appropriée pour devenir l’épouse d’un homme considéré en son temps comme un vieillard. Bon. Évidemment de condamner le ridicule vieillard (42 ans !) à payer cher sa présomptueuse combine, fût-il à ses propres dépens tombé amoureux de la belle Agnès. Bon ! Mais pas seulement.

A prendre au premier degré le propos de la comédie de L’Ecole des Femmes, le public glisse vers un autre débat : de quoi peut-on rire ? qu’est-ce qu’une comédie ? et une comédie acceptable ?!

Et comment se construit une comédie plaisante, quand Louis XIV en fixe le délai dans l’urgence ? Pleins feux sur le public, dans La Critique de L’Ecole des Femmes … Puis pleins feux sur les comédiens dans L’Impromptu de Versailles

C’est ça le théâtre ? et ça nous fait rire ? L’indigne vieillard, les mondains prétentieux, les artistes versatiles, ne sont-ils pas aussi touchants ? émouvants ces personnages ? Et en un mot : humains ?!

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La Critique de L'Ecole  des Femmes

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière

1622-1673

Molière
Quand il crée L’Ecole des Femmes le 26 décembre 1662, Molière et sa troupe installée au palais Royal connaissaient déjà un grand succès. Nous sommes loin des premières années difficiles de L’illustre Théâtre, d’abord lourdement endetté à Paris (Molière a fait de la prison pour cela) qui a ensuite effectué une longue tournée de douze ans en Province.

Tout récemment marié à Armande Béjart, sa cadette de 20 ans, aux liens familiaux non encore élucidés à ce jour avec Madeleine Béjart son ex-compagne, Molière devient l’auteur de comédies et de farces souvent inspirées par la Commedia dell’Arte qui rencontrent un large public.

La troupe qui a reçu la protection de "Monsieur", le frère du roi louis XIV, connaît avec cette pièce une première querelle artistique qui durera plus d’un an. Malgré les nombreuses embûches que ses futures pièces vont rencontrer (interdiction du Tartuffe, mise en cause de Dom Juan, conflit avec Lully…) le succès ne se démentira pas jusqu’à sa mort à l’âge de 51 ans à l’issue de la quatrième représentation du Malade Imaginaire.

On pourrait résumer l’ambition de Molière par cet extrait du Placet présenté au Roi en 1664, concernant le Tartuffe :

« Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant, j'ai cru que, dans l'emploi où je me trouve, je n'avais rien de mieux à faire que d'attaquer par des peintures ridicules les vices de mon siècle ; et comme l'hypocrisie sans doute en est un des plus en usage, des plus incommodes et des plus dangereux, j'avais eu, Sire, la pensée que je ne rendrais pas un petit service à tous les honnêtes gens de votre royaume, si je faisais une comédie qui décriât les hypocrites et mît en vue comme il faut toutes les grimaces étudiées de ces gens de bien à outrance, toutes les friponneries couvertes de ces faux-monnayeurs en dévotion, qui veulent attraper les hommes avec un zèle contrefait et une charité sophistique »  
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